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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 06:00

                               Ce roman commence par une découverte. Le narrateur, membre de l’Académie royale d’Espagne trouve dans la bibliothèque de l’institution une édition originale de L’Encyclopédie. Comment cet ouvrage interdit par l’Eglise est-il ici ? Il se lance alors dans une enquête qui le conduit à suivre deux « hommes de bien »partis chercher le précieux trésor dans le Paris de l’époque. Si les deux hommes ont bien existé, il leur prête toutes sortes d’aventures : la route est longue, semée d’embûches et c’est sans compter sur les agissements d’un sinistre individu lancé  à leurs trousses pour les faire échouer.

Aventures, suspense, évocation du Paris du XVIIIè siècle avec ses raffinements et sa misère mais aussi questionnement sur le livre porteur de connaissances et de lumières, marche du progrès : c’est tout ce que propose ce roman qui mêle habilement divertissement et réflexion.

Titre : Deux hommes de bien

Auteur : Arturo Pérez-Reverte

Editeur : Seuil

Prix : 22,50 euros

Coup de coeur de Cécile

 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 15:21

NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 14:31

Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon Actes Sud 2017

Dans Mercy, Mary, Patty, Lola Lafon raconte l’histoire de Patricia Hearst, petite-fille d’un magnat de la presse, William Randolph Hearst.

Patricia a été kidnappée par un groupuscule révolutionnaire, et elle épouse très vite la cause de ses ravisseurs.

Lavage de cerveau, disent ses parents et leurs amis.

Patricia qui a changé de prénom répète : Papa, Maman, je vais bien. Ce n’est pas la SLA qui me fait mal, c’est votre indifférence aux pauvres.

L’histoire est intéressante. La façon dont elle est racontée l’est tout particulièrement.

Une jeune universitaire américaine, Gene Neveva, est invitée pendant un an dans une petite ville des Landes. C’est là qu’elle est contactée et chargée de rédiger un rapport pour l’avocat de Patricia Hearst. En même temps elle tient un genre de journal de bord intitulé Mercy, Mary, Patty.

Gene se fait aider par Violaine, jeune étudiante très intéressée par l’histoire de Patricia Hearst.

C’est en 1975 qu’a lieu le procès de Patricia Hearst.

A cette date, la narratrice a 5 ans … Son enfance, puis son adolescence sont marquées par cette affaire dont on a parlé dans les années 1970 . Elle retrouvera Violaine, une voisine pour elle, et elle ira retrouver Gene Neveva …

Ainsi, trois jeunes femmes sont fascinées par cette histoire d’une jeune femme en rupture avec son milieu.

Milieu qui va la rattraper …

 

Michèle Renaux-Lauden

 

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 10:30

Dans ce jardin qu’on aimait

Pascal QUIGNARD

Grasset

17,50€

Pascal QUIGNARD nous fait découvrir le parcours méconnu du compositeur SIMEON PEASE CHENEY (1818 – 1890) qui avait tenté de consigner tous les chants des oiseaux ; et qui inspirera plus tard Dvorak (quatuor à cordes,  n°12), mais aussi tous les bruits qu'il percevait, des gouttes qui s'écoulent sur le pavé d'une cour, le bruit que fait le vent d'hiver qui s'engouffre dans les pèlerines suspendues à un portemanteau.

Dans une forme étrange, quelque part entre le roman et la pièce de théâtre,  il imagine alors la relation entre cet homme veuf et sa fille ROSEMUND, sans oublier un récitant.  Le lecteur apprend qu'Eva, l'épouse du révérend est morte en couches à l'âge de 24 ans en donnant naissance à sa fille unique. Or il adorait sa femme mais son mariage a été éphémère et il ne s'est pas remarié. Sa fille a maintenant 28 ans et Siméon la congédie pour ne pas la voir vieillir parce qu'elle ressemble trop à sa mère. Siméon, lors de l'accouchement, a préféré sacrifier la vie de la mère.

Il est tellement révolté par l'injustice qui le frappe qu'il en conçoit une sorte de haine pour sa fille, prétendant ne l'avoir jamais aimée, ne pas avoir voulu qu'elle naisse ; il reproche même à sa fille ses cris de nourrisson après la mort de sa femme. ROSEMUND part donc et tente de se marier, mais en vain. Elle reviendra auprès de son père pour ses dernières années  et publiera à titre posthume les pages et les portées que son père avait noircit en transcrivant les sons quotidiens qu’il entendait dans son jardin, dans sa maison, dans sa tête.

C’est avant tout le livre d’un amour figé par la mort, celui que le révérend Cheney portait et porte toujours, jusqu’à sa propre extinction, à son épouse chérie.  Durant leur mariage très court, la jeune épousée passait son temps dans son jardin, le jardin de la cure, qu’il vente, qu’il neige, elle était toujours dehors. Pour honorer la mémoire de sa défunte, Cheney décide de passer aussi du temps dans le jardin et surtout d’y écouter les sons, les bruits qui lui rappellent son amour perdu.

Voilà pour l’histoire. Mais ce n’est absolument pas le plus important dans le livre de Pascal QUIGNARD. Le plus important et le plus étonnant est la forme. Le livre est court, 170 pages. Ce n’est pas à proprement parler un roman, c’est plutôt un livre qui déambule entre la poésie, le théâtre et le scénario. Les chapitres sont en réalité des scènes, avec très peu de personnages, dont le révérend Cheney, sa fille, le fantôme de sa femme et un récitant. Le passage des dialogues entre chacun des personnages se fait comme une évidence.
La forme bien que déconcertante est très facile à aborder.

 

 

 

Propos de Pascal QUIGNARD sur le fait de jardiner :

Jardiner, c’est très proche de la musique et de la littérature. Il convient d’arroser, de couper, d’élaguer, sans cesse. Aller à la rive. Il y aura toujours quelque chose à faire, c’est infini. On sculpte un jardin, et il est par essence plus vaste que nous. Avoir des chats vous fait voir le jardin d’un autre œil. Surtout s’il y a des toits, des murets. Ils sont les vrais maîtres des lieux, bien plus que nous. Je n’aurais pas écrit mon dernier livre si je n’avais pas vu comment les chats prennent possession des jardins. Il y a un lien direct avec la littérature.

 

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 14:11

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 11:41

 

 

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 15:59

                               Vendredi 29 septembre dernier, c’était la sixième fois que nous nous réunissions pour notre rentrée littéraire. Nous étions dix-sept autour d’une table décorée aux couleurs de l’automne pour parler de nos coups de cœur récents.

Voici le cru 2017 :

Bérénice : Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied de Rabaté et Kokor chez Futuropolis  ou l’histoire poétique d’un homme qui parle en vers

Catherine : Entre eux de Richard Ford aux éditions de l’Olivier ou l’histoire des parents de l’auteur avant qu’il ne naisse

Catherine :  Vi de Kim Tuy chez Liana Levi ou le passage d’une jeune fille du Vietnam au Canada dans les années 70

Agnès : Nos vies de M-H Lafon chez Buchet-Chastel ou la vie des humbles dans un supermarché

Yannick : Dans le jardin qu’on aimait de P.Quignard chez Grasset ou la découverte d’un musicien fasciné par le chant des oiseaux

Patrice : Inès et la joie d’Almudena Grandes chez Lattès ou l’histoire de résistants au régime de Franco

Cécile : Deux hommes de bien d’Artur Perez Reverte chez   Seuil ou les aventures de « deux hommes de bien » chargés de rapporter l’Encyclopédie de Diderot à Madrid

Michèle : Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon à Actes Sud ou le récit des mésaventures de Patricia Hearst

Aurore : La passe-miroir de Christelle Dabos chez Gallimard jeunesse ou le passage dans un autre monde

Sylvette : Non à la discrimination raciale de Nimrod chez Actes Sud Junior ou  la vie de Rosa Parks

Sylvette : Le Violon de C.Prost-Romand au Pré du Plain ou le rhume d’un violon et l’art de le soigner

Chantal : Article 353 du Code Pénal de T.Viel chez Minuit ou l’art d’écouter un criminel

Chantal : Les filles au lion de Jessie Burton chez Gallimard ou comment l’Espagne de 36 et le Londres de 1960 se retrouvent mêlées

 Sylviane : Histoire politique du pantalon de Ch. Bard chez Point Seuil ou l’histoire d’un vêtement  à travers les siècles

Marie-Françoise : Au pays des vermeilles de N.Châtelet chez Point ou l’art d’être grand-mère

 

D’autres livres ont été évoqués :

Ru de Kim Tuy Vi

Le lecteur de Jules Verne d’Almudena Grandes

Le Club Dumas et Le capitaine Altariste d’A.Perez-Reverte

Miniaturistes de Jessie Burton

Ce que soluève la jupe ; Les filles de Marianne ; Les Insoumises de Ch.Bard

La femme à la mobylette de J.Luc Seigle

Autre événement : nous avons pour la première fois élu le vainqueur du Prix de Graines de Mots.
Cette année, il s’agit de

 Dans le jardin qu’on aimait de Pascal Quignard.

Longue vie aux livres et à la littérature et à l’année prochaine !

Amicalement,

Cécile

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 17:43

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 16:36

 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 15:29

 

à la médiathèque de Verberie (tél 03 44 86 56 90)

place du Général De Gaulle 

Exposition du mercredi 4 octobre au mercredi 11 octobre inclus

à découvrir aux heures d'ouverture de la médiathèque 

Conférence de Vincent Bartier sur le sujet

vendredi 06 octobre à 18h15

Vente de livres

Renseignements auprès de Graines de mots : 

03 44 41 10 89 et 06 87 44 52 44

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