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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 14:42
Courrier des tranchées de Stefan Brijs

Ecrit par un auteur belge flamand, Courrier des tranchées est un roman dans lequel le courrier est très important : courrier envoyé par les familles à leurs fils ou frères, soldats partis à la guerre, courrier envoyé par les soldats à leur famille. L’histoire se passe d’abord en Angleterre, sur le front domestique, puis en France sur le front occidental.

Depuis sa naissance, John est élevé par son père qui est facteur, sa mère étant morte en couches. Il a été nourri par Mme Bromley qui lui garde beaucoup d’affection. Elle est mère de nombreux enfants dont Martin, ami de John. Amis d’enfance, au moment de l’entrée en guerre, tout les a opposés. A la déclaration de guerre Martin veut s’engager, John ne veut pas faire la guerre, et se fait traiter de lâche. John se plonge dans les études et rencontre à l’université William farouchement hostile à la guerre, et passionné de surcroît par la littérature germanique. Pourtant, à la mort de son père, il partira à la guerre, en France.

Livre très réussi sur la Grande Guerre, soutenu par une intrigue ingénieuse.

Titre : Courrier des tranchées

Auteur : Stefan Brijs

Editeur : Héloïse d’Ormesson

Prix : 24€

Coup de cœur de Michèle

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 11:18
Fils de Rabelais  de Valérie de Changy

Nous sommes à l’automne 1544 en Touraine. François Rabelais a élevé un enfant qu’il considère comme son fils : Justus. L’écrivain, éloigné du monde , entame l’écriture de sa troisième histoire de géants pendant que le jeune homme passe quelque temps chez Eulalie, une vieille apothicaire.
On suit dans ce roman le chemin de Justus de l’adolescence à l’âge adulte jusqu’à son douloureux départ loin de la Devinière.
En arrière-plan, ce roman nous rappelle le contexte de l’époque : les fabuleux progrès de la médecine, les idées nouvelles des humanistes et les dangers encourus par leurs défenseurs.
Il nous dresse aussi un portrait vivant et touchant du grand homme, amateur de vin et de bonne chère, voyageur, moine, auteur et médecin hors pair.
Une belle occasion de « (re) voir ses classiques » ou de s’initier à tout âge à l’œuvre de Rabelais.

titre : Fils de Rabelais

Auteur : Valérie de Changy

Editions : Aden Collection La rivière de cassis

EAN : 978 2805901973

Prix : 20 euros

Coup de coeur de Cécile

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:51
La première chose qu'on regarde de Grégoire Delacourt

Arthus Dreyfuss , garagiste, aime les filles aux gros seins. Il vit seul à Long , une enfance cassée, un père disparu, une sœur morte, une mère de 46 ans devenue folle. Un soir, Scarlett Johansson sonne à sa porte, actrice épuisée.

qui veut disparaître quelques jours, elle demande à dormir chez lui.

Scarlett Johansson n’est que Jeanine Foucamprez, mannequin pronuptia qui tourne dans les grands magasins, qui signe des autographes au nom de Scarlett. Son corps est sa prison, elle souffre de sa ressemblance avec l’actrice. Elle est rejetée par sa mère, harcelée par son beau-père.

Ces deux personnages s’accrochent l’un à l’autre avec tendresse, émotion, douceur, respect, des projets se mettent en place et leurs rêves semblent pouvoir se réaliser.

La mère folle sourit à cette Scarlett et celle-ci réussit à prononcer les mots d’amour que son fils ne pourra jamais lui offrir. Il parvient à dire adieu à sa mère, enfermée dans sa folie douloureuse.

Et, un matin, Arthur , amoureux, prononcera les mots qui vont changer sa vie…

Roman d’une douce et cruelle poésie. Troisième roman de Grégoire Delacourt très réussi .

Titre : La première chose qu'on regarde

Auteur : Grégoire Dela court

Editeur : LGF, 215 p.

Prix : 6,90€

Sélection de Maryse

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 10:50
Les chroniques de Zhalie de Yan Lianke

Ce roman traduit du chinois ressemble à une chanson de geste. Yan Lianke raconte avec ironie les aventures incroyables d’un arriviste sans scrupules qui se marie à une richissime et ambitieuse prostituée, pour transformer, dans un intérêt égoïste, leur pauvre village perdu dans les montagnes, en une grandiose métropole.

De nombreuses métaphores ponctuent le récit qui passe de la réalité au mythe. Il s’agit de montrer le rôle pervertissant sur les hommes du pouvoir et de l’argent. Et ces chroniques sans concession donnent de ces paysans parvenus une description un peu inquiétante.

Yan Lianke qualifie son œuvre de « mythoréaliste ». Il est très influencé par Gabriel Garcia Marquez et Franz Kafka. Il a d’ailleurs reçu le prix Kafka pour l’ensemble de son œuvre en 2014.

L’intérêt de ce roman déroutant est de nous montrer les contradictions de cette Chine moderne qui rêve de devenir en un temps record aussi puissante que l’Europe ou les USA.

Les personnages et les situations dépeints avec humour et réalisme se succèdent dans un décor chinois classique, sur un rythme soutenu qui nous tient en haleine.

Yan Lianke est né en 1958 dans le Hunan. Il vit à Pékin et est à la fois reconnu en Chine

( quoique parfois censuré) et en Occident.

Autres œuvres aux éditions Picquier :

Servir le peuple

Le Rêve du village des Ding

Les Jours, les Mois, les Années

Bons baisers de Lénine

Songeant à mon père

Les Quatre Livres

La Fuite du Temps.

Titre : Les chroniques de Zhalie

Auteur : Yan Lianke

Editeur : Picquier 2015, 516 p.

Prix : 23 €

Sélection de Sylvette

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 10:38
Un membre permanent de la famille de Russell Banks

En douze nouvelles, et dans le style qui lui est si particulier, très descriptif et sans lyrisme, l’auteur nous raconte le quotidien, les aventures, les rencontres, les tragédies de ses personnages. Avec eux, nous fréquentions les bars, les restaus des bords de route, les centres commerciaux, parfois un salon confortable, un intérieur plus riche, mais Russell Banks s’est surtout attaché à décrire la vie des gens paumés, à la marge, leurs réactions, leur univers et l’engrenage qui les mène parfois à la catastrophe. Comme à son habitude, il nous emmène dans des lieux précis, des trajets minutieusement décrits en même temps que dans l’enchevêtrement des problèmes et des histoires. Le dénouement nous surprend toujours, tragique ou désabusé, quelquefois un peu énigmatique, comme si l’auteur voulait nous dire que le bonheur, ça n’est pas pour demain.

Titre : Un membre permanent de la famille

Auteur : Russell Banks

Editeur : Actes sud 2015

Prix : 22€

Sélection d'Agnès

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 08:35
La saison des mangues de Cécile Huguenin

En retraçant, nécessairement à grands traits, dans un court livre de 175 pages l'itinéraire de 3 générations de femmes (donc 3 époques) vivant sur 3 continents, Cécile Huguenin a écrit une sorte de fable sur le métissage, la diversité culturelle, la tolérance des uns et l' intolérance de beaucoup d'autres.

Le récit débute avec Anita qui vit à Paris, prépare au petit déjeuner ses œufs au bacon saupoudrés de curcuma, alliance de ses cultures anglaise, par son père, et indienne, par sa mère. Anita repense à cette mère indienne, Radhika, mariée presque de force à un major anglais juste avant l'indépendance de l'Inde. Le major a ramené sa jeune épouse en Angleterre, lui a fait la vie dure surtout après la naissance de leur fille quand il attendait un fils, et Radhika ne s'est jamais bien intégrée en Europe. Des années plus tard, après la mort du major, elle repart en Inde accompagnée d'Anita. Les années passées en Angleterre font que Radhika a de nouveau des difficultés d'intégration, mais cette fois dans son propre pays où elle est à nouveau considérée comme l'étrangère. Dans l'avion qui la ramenait en Inde, Anita, jeune femme à l'époque, a fait la rencontre de François, jeune français amoureux de l'Inde, et qui deviendra son mari. Vivre à Paris sera un nouveau déracinement pour Anita qui devra encore s'approprier une autre culture.

Le plus fort du roman vient avec la partie sur Mira, la fille d'Anita et François, partie en mission humanitaire en Afrique et dont Anita n'a plus de nouvelles depuis plusieurs semaines ou mois jusqu'à ce qu'un message funeste lui parvienne. Peu à peu et par bribes, le lecteur pourra reconstituer le destin de Mira, notamment grâce au récit que livrera Laurent, compagnon de Mira, lui aussi jeune humanitaire rencontré en Afrique ; il dira la tragédie qu'il a vécu avec Mira, celle-ci ayant voulu soustraire aux superstitions africaines et au sorcier, un enfant différent et recueillir cet enfant…

Voilà ce qu'indique la quatrième de couverture : "La saison des mangues" est un voyage aux saveurs universelles, un hymne au partage, une ode à la mixité culturelle. Sensible et juste, Cécile Huguenin nous entraine dans un univers magique où la vie n'est pas exempte de douleurs mais sonne avant tout comme un espoir, une promesse.

Cécile Huguenin est psychologue - La saison des mangues est son premier roman écrit à 74 ans.

Auteur : Cécile Huguenin

Editeur : Héloïse d'Ormesson - 174 p.

Prix : 17€

Sélection de Chantal

Rentrée littéraire 2015

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 08:07
Le Vent dans les saules, tome 1 : Le Bois sauvage

Quatrième de couverture :

Fini le grand nettoyage de printemps ! Sitôt rangés balais et brosses, le timide décide d'aller profiter de cette belle journée au bord de la rivière. Le voilà parti pour de bien curieuses rencontres : le malicieux Rat, qui connaît comme sa poche tout le petit monde des alentours, et le vaniteux Crapaud, spécialiste des lubies désastreuses. Pour Taupe, la saison des émotions fortes vient de commencer.

Le Vent dans les Saules de Kenneth Grahame est un classique de la littérature anglaise. Michel Plessix l'interprète en bande dessinée. Cette histoire met en scène une faune familière, alliant des personnages en costumes trois pièces et cravates assorties, mais aussi des détails nature d'une extrême exactitude. Les aventures épiques de Taupe et ses amis servent de prétexte à l'auteur pour brosser de tendres tableaux bucoliques, travaillés jusqu'au moindre brin d'herbe ; plongeant le lecteur dans un monde délicieusement poétique.

Auteurs : Michel Plessix(d'après le roman de Grahame, Kenneth) (Dessins), Michel Plessix (Scenario)

Album : 47 pages

Editeur : Delcourt (1 janvier 2004)

Sélection de Bérénice

Rentrée littéraire 2015

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 10:17
Un loup est un loup

"Un loup n'est pas cruel. Un loup est un loup, c'est tout..."


L'histoire : À Racleterre-en-Rouergue, le 31 mars 1763, Apolline, épouse du sabotier Clovis Tricotin, accouche d'un, puis de deux, puis de trois, puis de quatre enfants. Non pas quatre... mais cinq ! Un retardataire pointe le bout de son nez. Ce sera le héros de notre histoire : Charlemagne (ses frères et sœur furent nommés : Clodomir, Pépin, Dagobert et Clotilde).

extrait : cette incroyable accouchement suscite une telle inquiétude que, dès la naissance du quatrième, le curé-exorciste est convié à examiner le dernier sorti :

" Pour le père Giscard, il ne faisait plus de doute qu'une pareille fécondité excédait de loin les limites de la nature. Si Dieu avait voulu que cette femme portât cinq poupards, Il lui aurait donné cinq mamelles. Il eut beau le tourner, le retourner, le renifler, il ne décela aucune bosse, aucune corne, aucun sabot, aucune écaille, pas le moindre remugle de soufre. Non seulement le bambin était normal, mais il était le plus gros des quatre. "


Le cinquième et dernier, Charlemagne, va se révéler le plus tenace, le plus vorace, le plus doué et le plus prompt à explorer le monde. Il a de plus un don pour communiquer avec les animaux. Mais, si Charlemagne se singularise, il n'en reste pas moins un des cinq maillons de la chaîne complètement indissociable : La fratrie Tricotin (qui se retrouvera entre autres mésaventures, au pilori du village le temps d'une journée).

Mais le destin finira pourtant par avoir raison de cette si belle symbiose . Clovis, leur père, meurt de la rage et les voilà dispersés.
On suit alors les aventures de Charlemagne qui n'aura de cesse de retrouver ses frères et sœur, envers et malgré tous.


Épopée fabuleuse où nous entraîne ce rebelle zozotant, au franc et truculent parler, au caractère rude et brut de décoffrage, fuyant les hommes, il devient meneur de loups.

Outre la prenante narration...
Cette œuvre historique nous permet de nous pencher, sur de nombreux sujets tels que les relations des nobles et des habitants des bourgs (compliquées par les rivalités avec les "Maisons" et les régiments de l'armée du Roi), les nombreuses croyances populaires (concernant entre autres les loups-garous) et les métiers sont bien évoqués grâce à de très riches descriptions (le métier de bourreau, de maréchal ferrant, de sabotier, de piqueur,..). La médecine de l'époque n'est pas laissée pour compte. Et les loups : Personnages à part entière...

Le tout porté par un vocabulaire d'époque ? inventé ? je ne sais pas, mais puissamment évocateur et vivant.

"Une histoire pas pasteurisée...vivante de toutes ses bactéries" Pierre Foglia (chroniquer canadien).

Titre : Un loup est un loup (paru en 1995)

Auteur : Michel Folco

Editeur : Points

Prix : 8,80€

Coup de coeur de Bérénice

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 10:04
Madame

Madame vit seule dans son manoir délabré, enfin pas vraiment seule puisque près de la cheminée, la vieille servante, qui l'a élevée elle et son frère, vit ses derniers jours. Chaque mercredi et chaque dimanche Madame accueille le fils de ses fermiers, le petit Guillaume qu'elle a rebaptisé Willy. Elle a décidé de compléter son éducation et lui donne des cours de français et de grammaire suivant des règles éducatives d'un autre âge, tout en fumant et buvant les verres de vin rouge qu'elle s'accorde chaque jour. Madame est une femme sombre, sombre comme la longue et ample robe pleine de poches dont elle ne se défait jamais ; elle est aussi austère, austère comme l'est cette vie rurale dans la Creuse que Jean-Marie Chevrier se plait à décrire avec beaucoup de force. Guillaume est impressionné par Madame tandis que ses parents sont inquiets de l'emprise qu'elle a sur leur gamin. Puis Willy, ou Guillaume plutôt, se rebelle et cherche à percer les secrets de Madame et ceux de cette chambre à l'étage toujours fermée à clé. Madame va progressivement se dévoiler à Willy et l'emmènera dans sa voiture hors d'âge à la rencontre d'une très vieille religieuse qui contribua naguère à son éducation. Peu à peu, Madame laisse donc se fendre la carapace de souvenirs et de peine dans laquelle elle s'est enfermée depuis des années ; les plus fortes révélations viendront lors d'une ultime balade très poignante.

Jean-Marie Chevrier parvient, d'une écriture ciselée et précise, à créer autour de ses personnages une ambiance feutrée, parfois même inquiétante. La nature, la faune et les traditions de cette Creuse profonde prennent aussi une belle part dans ce livre dont Chabrol aurait sans doute su tirer un très bon film.

Titre : Madame

Auteur : Jean-Marie Chevrier

Editeur : Albin Michel

Prix : 16€

Coup de coeur de Chantal

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 10:04
Pluie noire

Roman japonais paru en 1966.

Cinq ans après l’explosion de la bombe le 6 août 1945 à Hiroshima, la jeune Yasuko vit avec son oncle et sa tante dans un village près d’Hiroshima. La jeune fille ne parvient pas à se marier. Car le bruit court qu’elle a des séquelles des retombées de la bombe atomique ( la pluie noire ). L’oncle veut démontrer qu’elle n’est pas atteinte. Il utilise pour cela son journal de l’époque et celui de sa nièce.

Nous découvrons ainsi le déroulement de ces atroces journées, les difficultés des survivants.

Un livre puissant basé sur des faits réels.

Il reste aujourd’hui 183 000 survivants de moyenne d’âge 80 ans. Les bombardements ont fait 140 000 morts à Hiroshima et 70 000 à Nagasaki. Parmi les hibakusha ou survivants qui fuyaient sous le champignon atomique certains n’ont jamais parlé mais d’autres ont tenu à transmettre leur témoignage pour le futur.

Titre : Pluie noire

Auteur : Masuji Ibuse

Editeur : Folio

Prix : 8,50€

Coup de coeur de Sylvette

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