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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:24
Saison du livre début de l'été 2016 : Le portefeuille rouge de Anne Delaflotte Mehdevi

Mathilde, relieuse professionnelle est contactée par une consœur pour restaurer un exemplaire rare du Premier Folio de Shakespeare.

Prétextant que le travail est terminé plus vite que prévu, la cliente refuse de payer. Mathilde propose d'être dédommagée en nature avec « le portefeuille rouge », accompagnant le Premier Folio de Shakespeare, qui contient des lettres manuscrites anciennes …

Mathilde se lance sur les traces du rédacteur de ces lettres …

Dans La relieuse du gué, paru en 2008, Anne Delaflotte Mehdevi, née en 1967, elle-même relieuse, mettait déjà en scène Mathilde, mais la lecture du premier roman ne s’impose pas pour comprendre le second.

Titre : Le portefeuille rouge

Auteur : Anne Delaflotte Mehdevi

Éditions : Gaïa, 2015

Prix : 20,00 €

Sélection de Martine B.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:44
Saison du livre début de l'été 2016 : Le chagrin des vivants de Anna Hope

C’est un premier roman, et une bien belle maîtrise pour un 1er roman….

L’intrigue se déroule sur 4 jours, du 8 au 11 novembre 1920, 5 jours au cours desquels on suit parallèlement le quotidien de sujets britanniques qui après les ravages de la guerre ne parviennent plus à vivre une vie ordinaire.

Il y a d’abord en ce 8 novembre 1920 la délégation militaire britannique qui va sur les champs de bataille de la Somme et du nord de la France « choisir » celui qui, 3 jours plus tard, le 11 novembre, recevra les honneurs dus au « soldat inconnu ». Les jours suivants, on suit le retour par la mer du soldat inconnu vers sa terre natale et la grande cérémonie qui lui sera consacrée le 11 novembre. Belles reconstitutions historiques.

Il y a aussi Hettie, 19 ans, qui se rend chaque jour au Palais des danses pour être «accompagnatrice de danse » d’anciens soldats et rescapés de guerre, qui pour 6 pence la danse, essaient de se distraire dans ce grand palais … Si ce travail permet à Hettie d’aider ses parents financièrement, il est aussi le moyen d’échapper à l’ambiance morose qui règne chez elle depuis que son frère, de retour des batailles de la Somme, est enfermé dans un mutisme quasi permanent et traîne sa vie à longueur de journées.

Il y a encore Evelyn, fille de grands bourgeois, qui supporte mal que ses parents continuent leur vie aisée comme si de rien n’était. Evelyn a fait le choix de travailler au bureau des pensions, elle reçoit ainsi jour après jour des hommes profondément meurtris dans leur corps et leur esprit… Son frère, Edward Montfort, est revenu également des champs de la Somme où il était capitaine ; il noie régulièrement son mal de vivre et ses secrets dans l’alcool et la drogue. Evelyn quant à elle n’oublie pas Fraser son fiancé mort lui aussi sur les champs de bataille du nord de la France et ce deuil est la raison qui l’a conduite à donner de son temps aux rescapés de guerre.

Il y a enfin Ada et Jack Hart qui ne parviennent pas à partager leurs douleurs respectives d’avoir perdu leur fils Michäel qui combattait sur le front de la Somme et dont ils ne savent rien de la mort et de la disparition… Ada croit toujours que son fils est vivant et le « voit » régulièrement dans une rue ou une autre…. Ada et Jack poursuivent leurs vies tels des zombies…

Les histoires au quotidien des uns et des autres sont poignantes et le deviennent de plus en plus au fur et à mesure que le récit relie peu à peu les tragédies vécues par les uns et les autres…

Un très beau livre sur l’impossibilité de reconstruire une vie normale après l’enfer connu par soi-même ou ses proches pendant la grande guerre. C’est très édifiant sur des zones d’ombre de la guerre et sur la difficulté pour les proches des disparus ou des blessés de guerre à poursuivre sa vie normalement.

Titre : Le chagrin des vivants

Auteur : Anna Hope

Éditeur : Gallimard

Prix : 23€

Coup de cœur de Chantal

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 14:06
2016 Saison du livre Printemps : Panaït Istrati, l'amitié vagabonde de Jacques Baujard

Immense coup de cœur pour la biographie de Panaït Istrati écrite par Jacques Baujard, intitulée Panaït Istrati, l’amitié vagabonde.

L’auteur, libraire à Paris, à la librairie Quilombo, librairie associative, « enclave de résistance au sein du peuple du livre », raconte de façon très vivante la vie agitée et dense, menée par Istrati depuis sa naissance le 10/08/1884 à Braïla en Roumanie, et sa mort à Bucarest le 16/04/1935.

Panaïs Istrati a beaucoup voyagé, et a séjourné dans de nombreux pays.

Autodidacte, il a appris plusieurs langues, dont le français, en lisant des œuvres littéraires. Il a exercé de nombreux métiers … pour subvenir à ses besoins.

C’est Romain Rolland qui l’a encouragé à écrire. Son premier roman publié est Kyra Kyralina, alors qu’il a déjà presque 40 ans. Courte carrière littéraire puisqu’il est décédé à 51 ans.

Très attiré par les idées socialistes qui prônent la justice et la fraternité, il part vivre 18 mois en URSS. Là, il reçoit un choc en découvrant ce que Staline fait du beau projet socialiste. Il crie son désespoir que personne, aucun de ses amis ne veut entendre.

Dès lors, lui qui déteste le fascisme, le capitalisme, le communisme stalinien, revendique le droit de n’adhérer à rien …

Cette biographie se lit comme un roman et donne envie de lire ou de relire les œuvres de Panaït Istrati.

Titre : Panaït Istrati, l’amitié vagabonde

Auteur : Jacques Baujard

Editeur : Transboréal

Prix : 14,90€

Coup de cœur de Michèle

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:47
2016 Saison du livre Printemps : Pars avec lui d'Agnès Ledig

Roméo est pompier : Il a un accident grave et rencontre Juliette, infirmière. Des rencontres, des amours, des au-revoir, des adieux, des grandes et des petites peines, des grandes et des petites joies : c’est le destin qui décide. Il faut sortir des sentiers battus , ouvrir les yeux : il n’y a aucun hasard dans la vie. Évidence et respect : deux mots à placer en avant dans sa vie en les ayant en ligne de mire permanente. Trouvons des remèdes aux peines de l’existence. Il faut regarder où l’on va et non d’où l’on vient.

Titre : Pars avec lui

Auteur : Agnès Ledig

Editions : Pocket

Prix : 7,70€

Coup de cœur de Maryse

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 09:34
2016 Saison du livre Printemps : L'ascension de Lucien Bourgeois

« Ce petit livre, autobiographique d’un ouvrier autodidacte, est rédigé à la demande d’un camarade ami des lettres. » Ainsi débute ce récit d’une vie courageuse, de Montmartre à Creil ( cité St Médard ), d’Epinay à Paris, décrivant fidèlement la vie tragique des ouvriers au début du XX ème siècle. Ouvrier-étudiant, amoureux du savoir, Lucien Bourgeois ( 1882- 1947 ) cherche une force spirituelle pour le soutenir et parvient à côtoyer le milieu des « intellectuels ». C’est un témoignage admirablement écrit d’une « ascension » méritée et réussie. L’Ascension, parue pour la première fois en 1925 a été rééditée en 1980 par les éditions Plein Chant dont le catalogue propose d’autres œuvres d’écrivains un peu oubliés mais qui méritent d’être lues.

Titre : L'ascension

Auteur : Lucien Bourgeois

Editions : Plein chant

Prix : 8€

Coup de cœur de Sylvette

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 10:09
2016 Saison du livre Printemps : Cervin absolu de Benoît Aymon

C’est un roman historique qui nous relate comment Edward Whymper fut le premier à réussir l’ascension du Cervin, le 14 juillet 1865. Edward Whymper, britannique, fils de graveur et graveur lui-même, vint au Cervin pour la première fois en 1860 pour réaliser les dessins nécessaires à la réalisation de gravures commandées à son père. Arrivé là, il se promet d’en faire l’ascension et toute sa vie est alors dédiée à ce projet. Benoît Aymon fait raconter les différents essais d’expédition et l’expédition tragique de 1865 par deux femmes. Ethel, la fille qu’Edward Whymper a eu à la fin de sa vie, devient en 1925 la première femme journaliste au Times. Pour son premier article, Ethel veut écrire sur ce père qu’elle n’a pas connu et décide de retrouver Jeanne, gouvernante de la maison Whymper quand Edward avait 17 ou 18 ans (Jeanne est le seul personnage imaginaire de ce roman). Ayant retrouvé Jeanne, Ethel l’amène à lui livrer le récit des expéditions de son père, qui reste le grand amour de Jeanne, et invite la vieille femme à un ultime voyage jusqu’au pied du Cervin : elles logeront à l’hôtel Monte Rosa, hôtel mythique de Zermatt (Suisse) – toujours en activité de nos jours - d’où Whymper partit pour cette ascension historique. Très plaisant à lire et très instructif sur ces premières expéditions dans les Alpes et leurs grandes difficultés.

Titre : Cervin absolu

Auteur : Benoît Aymon

Editions : Slatkine ou Guérin

Prix : 16€ (Guérin)

Coup de cœur de Chantal

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 10:07
2016 Saison du livre Printemps : Une vie entière de Robert Seethaler

Cette « vie entière », c’est celle d’Andréas Egger, né vers 1890 et mort vers 1970, racontée en un court roman de 150 pages parfaitement ciselé. Robert Seethaler excelle (et sa traductrice, Elisabeth Landes, avec lui) à restituer la vacuité de la vie d’Andreas Egger, montagnard autrichien, rustre, taiseux, un peu ermite. L’enfance malheureuse d’Andréas, son trop court bonheur avec Marie, les dures années passées à creuser la montagne pour la mise en place des premiers téléphériques, des années (les seules) loin de sa montagne prisonnier en Russie pendant la seconde guerre mondiale, et deux dernières décennies en tant que guide de montagne, la vie d’Andréas nous semble être une succession d’échecs et de malheurs « mais lui se disait qu’il y était arrivé tant bien que mal et qu’il avait toutes les raisons d’être content ». C’est magnifique et plus qu’émouvant.

Titre : Une vie entière

Auteur : Robert Seethaler

Editions : Sabine Wespieser

Prix ; 18€

Coup de cœur de Chantal

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:21
Noël en décembre de Bernard TIRTIAUX

Parce qu’il est né le 24 décembre, il s’appellera Noël. Nous sommes en Belgique, au début du 20ème siècle, dans une ferme opulente du pays Wallon. Quatre ans plus tard, Noël va avoir une petite sœur, Lucienne. Alors que celle-ci vient au monde, une jeune femme Allemande, Klara, perçoit les premières douleurs de l’accouchement dans le train qui la ramène à Vienne. Un passager tire la sonnette d’alarme à hauteur d’un passage à niveau où attend une charrette de foin. Klara donnera naissance à une petite fille, Luise, dans la ferme des parents de Noël.

C’est le début d’une merveilleuse et dramatique histoire d’amour entre ces deux-là !

Une saga familiale qui s’étend jusqu’à la libération en 1945.

A lire d’une traite.

Titre : Noël en décembre

Auteur : Bernard TIRTIAUX

Editions : JC LATTES 2015

Coup de coeur de Yannick

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 13:20
Dans le jardin de la bête d'Erik Larson

Dans le jardin de la bête est l’ouvrage historique d’un journaliste et romancier américain. S’appuyant sur toutes sortes de sources, les recoupant pour tendre à la plus grande objectivité, il relate les quelques mois passés à l’Ambassade des Etats-Unis par William E.Dodd. Celui-ci, nommé ambassadeur à Berlin occupe son poste de juillet 1933 à décembre 1937. Bon connaisseur de l’Allemagne et de sa culture puisqu’il avait fait une année d’étude à Leipzig, il ne peut croire au début au réel danger incarné par Hitler – sa fille non plus. Agée d’une vingtaine d’années à l’époque, elle est vite fascinée par le régime et ses beaux thuriféraires.
Tout va très vite en 1933 et l’ambassadeur doit régler les cas de plusieurs citoyens américains passés à tabac en pleine rue par les SA – qui pour être juif, qui pour ne pas avoir fait le salut nazi, qui pour avoir discrètement tourné le dos à un défilé. Il s’interroge aussi beaucoup sur le « problème juif » (sic) qui lui semble réglé au tout début de l’année 1934 où l’on croit à une accalmie. Arrive la nuit des longs couteaux en juin de la même année qui décillera complètement le diplomate. Dodd n’aura de cesse de prévenir le gouvernement américain auquel il reproche son isolationnisme. De retour aux États-Unis, il multipliera les conférences pour alerter ses concitoyens.
C’est donc la vie quotidienne d’un ambassadeur qu’il nous est donné de suivre : homme simple, ennemi du luxe et peu enclin aux mondanités et qui, ancien professeur d’université, n’était a priori pas préparé à la vie de diplomate. Le journaliste nous fait entrer dans les coulisses de l’ambassade, du gouvernement américain et de la chancellerie allemande. Le livre bruit des horreurs du nazisme : le réarmement forcené, les défilés, les humiliations des juifs, les assassinats, la peur ...Au milieu de tout cela, une curiosité (et non des moindres) notée en août 1934 dans son journal par Dodd : une loi interdisant toute maltraitance sur les animaux. « A une époque où des centaines d’hommes sont mis à mort sans procès et sans la moindre preuve de leur culpabilité, et quand la population tremble de peur, les animaux possèdent des droits garantis, des droits que des hommes et des femmes ne peuvent espérer pour eux-mêmes ». Et d’ajouter : « On pourrait facilement souhaiter être un cheval ».

Ce sont ces « choses vues » qui donnent tout leur prix à cet ouvrage et qui éclairent une époque que l’on croit trop facilement connaître.

Titre : Dans le jardin de la bête Erik Larson

Auteur : Erik Larson

Editeur : Le Livre de Poche

Prix : 8,30 euros

Coup de coeur de Cécile

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 10:36
Les salauds devront payer d'Emmanuel GRAND

C’est un roman policier qui se passe dans le nord de la France sur fond de récession économique, de démantèlement industriel et d’abandon par le pouvoir politique des populations. L’enquête menée par un policier atypique, après le meurtre d’une jeune fille, nous fait découvrir la misère sociale et les solutions que tentent de trouver ceux qui ne sont pas encore déclassés mais dont le destin risque de basculer à tout moment.

Le livre ne se contente pas de suivre des parcours individuels, aussi passionnants soient-ils ! Il met en perspective la dimension historique qui a façonné les personnages. Que ce soit dans l’implication dans les guerres coloniales en Indochine et en Algérie sur fond d’anti communisme viscéral ou à contrario dans l’engagement syndical à la CGT.

Tout est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît et les fantômes d’hier réapparaissent là où on ne les attend pas.

Un livre passionnant, dérangeant et qui donne à réfléchir.

Titre : Les salauds devront payer

Auteur : Emmanuel Grand

Editeur : Liana Levi

Coup de cœur de Yannick

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