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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:01

Il s’agit d’un récit oral que la belle-sœur de Léon Tolstoï a transposé par écrit en 1882, le récit que fait de sa vie une paysanne, Anissia. Léon Tolstoï, qui s’intéressait personnellement beaucoup au sort des paysans russes et à leur culture traditionnelle, va découvrir avec beaucoup d’intérêt ce récit. Il y apporte quelques corrections de détail et le fait publier en 1902.

L’histoire d’Anissia commence en 1859, deux ans avant l’abolition du servage par le tsar Alexandre II. A la suite de ce décret, la situation sociale des paysans est changée, mais pas leur situation économique, qui reste souvent difficile. Anissia est contrainte par ses parents à un mariage arrangé ; mais finalement elle parvient à bien s’entendre avec son mari, Danilo : cinq enfants naîtront de leur union. Dans cette première partie de son récit, elle évoque fréquemment les rituels villageois qui accompagnent le mariage et la naissance des enfants.

 

Le couple bascule lorsque Danilo est arrêté pour avoir volé du bétail. Quelques mois plus tard, il est envoyé en relégation en Sibérie, et Anissia décide de

le suivre avec deux jeunes enfants et une petite fille qui vient de naître. Le voyage est difficile, et la famille affronte toutes sortes de difficultés matérielles qu’Anissia supporte avec patience et endurance, résignée à sa condition misérable, mais cependant déterminée à survivre. Cette deuxième partie met en évidence la dureté des lois sociales, mais aussi le réflexe d’humanité des quelques personnes qui aideront la mère et ses enfants, après qu’un accident aura coûté la vie à Danilo.

La nouvelle traduction publiée par les éditions Autrement met particulièrement bien en valeur le langage rustique d’Anissia et sa vision du monde : celle d’une femme simple, mais courageuse face à la misère, et attachée à la vie.

 

Sélection de Catherine Raucy Léon Tolstoï, Une paysanne russe (éd. Autrement)

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 15:35

Terre Ceinte est le premier roman d’un tout jeune écrivain. Sénégalais, Mohamed Mbougar Sarr est venu étudier à Compiègne puis s’est installé à Paris.
Son ouvrage publié en 2014 l’a mis d’emblée sous les feux des projecteurs.
Terre Ceinte commence et se termine sur une scène d’exécution publique. On est en effet dans une ville fictive d’Afrique dominée par la Fraternité, groupe d’Islamistes radicaux. Au nom de Dieu, tout est permis : la surveillance tatillonne et maniaque de tous les individus, la violence la plus aveugle.
Dans ce régime, une résistance s’organise autour du Docteur Malamine.Pourquoi résister ? Pour qui ? Comment ? A quel prix ? Telles sont les questions de quelques personnages fermement décidés à faire entendre leur voix envers et contre tout. Parallèlement, on suit la vie de famille du docteur et de sa femme, on fait une intrusion dans le quotidien d’Abdel Karim, le chef de la Fraternité et on lit la correspondance de deux mères confrontées à la violence et au deuil.
C’est un roman très dense qui peut éclairer l’actualité mais qui pose les questions plus générales de l’attitude des hommes face à toute dictature.

 

Coup de coeur de Cécile

 

 

Terre Ceinte

M.Mbougar Sarr

Présence africaine

978-2-7087-0881-5

Prix : 18 euros

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 15:31

Suite à une grave chute, Sylvain Tesson a décidé sur son lit d'hôpital de traverser la France à pied, « sur les chemins noirs » - ces lignes des cartes IGN au 25 000è me symbolisant des chemins oubliés parfois perdus. Parti du Sud Est il arrive sur les côtes du Cotentin et nous livre dans ce court ouvrage descriptions,impressions,pensées nées au fil des pas. Ses évocations sont dignes des plus grands peintres – attention aux variations des couleurs, aux changements de paysage, de végétation sans oublier les parfums, les craquements de bois, la vie sourde de la nature. Ici et là,il croise des gens qui nous semblent d'un autre temps – vieux paysans, tenancière de caté ,ancien « bougnat », autres marcheurs.
Il veut à tout prix éviter les villes ,leur macadam, leurs ronds-points et leurs zones commerciales. Ses réflexions le conduisent à considérer le temps qui passe,la modernité qui grignote les campagnes tout en soulignant que tout n'a pas été rongé et qu'il existe encore des « pays perdus » - pour reprendre un titre de P.Jourde.

« Il fallait les chercher ,il existait des interstices.

Il demeurait des chemins noirs.

De quoi se plaindre ? » sont les derniers mots du livre.

A défaut de marcher comme lui, cet ouvrage nous accompagne et nous ouvre les yeux sur le monde.

Coup de coeur de Cécile

Sur les chemins noirs

Sylvain Tesson

Gallimard

Prix : 15 euros

ISBN : 978-2-07-014637-6

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:21

Le titre, Blasphème, de ce petit livre de 122 pages, écrit par Jacques de Saint Victor, professeur et historien du droit, comporte un sous-titre - Brève histoire d’un « crime imaginaire » plus explicite. L’auteur reconstitue ses principales variations en privilégiant l’approche politique et juridique.
Il y a encore une trentaine d’années, la notion de blasphème était enfouie sous la poussière, avait «déserté nos habitudes de pensée» et était remplacée par celle, courante, de juron : «nom de Dieu !», grossi en «b…..l de Dieu !» ou adouci en «pardi !» et «parbleu !».
Jacques de Saint Victor retrace les origines de ce péché devenu crime, avant d’être aboli par la Déclaration des droits de l’homme… et de ressurgir au gré des intégrismes communautaires.
Le blasphème a une longue histoire, faite de «reculs» et d’«avancées», quand la liberté de pensée recule ou est attaquée. Elle est revenue dans le débat public via les offensives de catholiques intégristes contre certains films ou affiches (Ave Maria, de Jacques Richard, Je vous salue Marie, de Jean-Luc Godard, la Dernière Tentation du Christ, de Martin Scorsese…), la fatwa lancée en février 1989 par l’ayatollah Khomeini contre les Versets sataniques de Salman Rushdie, jugé «blasphématoire envers l’islam», et les «caricatures de Mahomet» du quotidien danois Jyllands-Posten et de Charlie-Hebdo.La prohibition du blasphème est énoncée dans l’Ancien Testament : «Tu ne prononceras pas à tort le nom de Yahvé…. La braver expose à la sanction suprême : «Qui blasphème le nom de Yahvé devra mourir, toute la communauté le lapidera.»
Dans la pensée grecque, il a avant tout le sens profane de médisance. En revanche, le christianisme fait siens les interdits bibliques. Pour les premiers Pères de l’Eglise, les blasphémateurs sont les chrétiens qui offensent leur propre Dieu, les païens qui ne reconnaissent pas le vrai Dieu et les juifs, qui, en crucifiant le Christ, dit saint Jérôme, «se sont faits les serviteurs de l’impiété».
Jusqu’au XIIIe siècle, la notion est utilisée de façon générique et sa sanction n’est pas toujours la mise à mort. Les analyses de Thomas d’Aquin «vont inspirer les auteurs chrétiens jusqu’à la fin de l’Ancien Régime», pour réduire la gravité du blasphème par rapport à l’hérésie ou l’apostasie. Ce qui la distingue des autres «péchés de bouche» : l’injure, la médisance, la moquerie, la malédiction et la diffamation - autant de nuances qui serviront à la législation sur la presse-.
Durant l’Inquisition, l’Eglise n’est pas en reste en mêlant, à la fois, l’hérésie, la magie ou la sorcellerie pour punir le blasphème. Avec les monarchies de droit divin, le mélange des ordres politique et religieux se fait encore plus serrée, et le «crime de lèse-majesté divine» devient «crime de lèse-majesté» tout court.
Montesquieu, avec l’Esprit des lois, marque «un pas décisif vers la séparation de la morale et de la religion». Ce qu’il écrit aurait dû orienter pour toujours la conduite des hommes de tous pays : «On ne doit point statuer par les lois divines ce qui doit l’être par les lois humaines, ni régler par les lois humaines ce qui doit l’être par les lois divines».
Ni Montesquieu, ni Voltaire, ni les Lumières, ni le scandale de la mise au mort du chevalier de La Barre, ni la révolution libérale ne parviendront à ensevelir définitivement le «crime imaginaire».
Le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre a été supplicié en 1766 : on lui brisa les os avec une barre de fer, le bourreau lui coupa la tête, recouvrit le cadavre de paille et le fit brûler. Avait-il violé des enfants, trucidé des vieillards ? La pancarte qu’on avait fixée sur son dos, en l’emmenant au supplice, disait : «Impie, blasphémateur et sacrilège exécrable»

C’était le 1er juillet 1766, à Abbeville, dans la Somme. Le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre avait 20 ans.
La Convention réhabilitera la mémoire du chevalier par un décret du 25 brumaire de l’an II. Son procès aura été «la cause directe de l’abolition pure et simple du délit de blasphème au début de la Révolution», à l’heure où les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789 posent le principe de la liberté d’expression.
En France, le délit de blasphème ne réapparaîtra plus mais, chassé par la porte, il reviendra, par la fenêtre, sous la forme d’«outrage à la morale publique et religieuse».
Jusqu’aux années 1970, la France trouve une «bonne distance entre le politique et le religieux, entre la tolérance et l’irrévérence». Mais, la loi Pleven du 1er juillet 1972, adoptée à l’unanimité, crée «un nouveau délit de "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" commise envers des individus "à raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée"».
La loi fait, par exemple du racisme un délit, également revenir le diable, car elle marque «le début juridique du repli communautaire en France en institutionnalisant, sans y prendre garde, la logique identitaire ».

« Les communautés intégristes, favorables au retour du "délit de blasphème", n’allaient pas tarder à s’engouffrer dans la brèche».
Des accommodements proposés par la Cour constitutionnelle permettent un temps de «concilier les nouvelles exigences de "respect des croyances" avec l’impératif de la liberté d’expression». Les attentats du 11 septembre 2001 font «tout basculer» et les mouvements islamiques «reprennent avec zèle le flambeau des associations catholiques intégristes dans leur combat contre le blasphème». Ils trouvent dans les propos de Michel Houellebecq l’occasion de recourir aux deux articles de loi : «Provocation à la discrimination et injure à un groupe de personnes à raison de leur religion».
L’écrivain sera relaxé, la justice estimant qu’exprimer une haine contre une religion ne constitue pas «un appel à la haine envers le groupe de personnes qui pratiquent cette religion». Ce jugement semblait ainsi préserver la liberté de critiquer la religion - une constante dans l’histoire de la pensée - et de clore le débat sur le blasphème.

En 2004, le cinéaste hollandais Theo Van Gogh est assassiné : son film, Soumission, est dit blasphématoire. C’est par solidarité que Jyllands-Posten publie les caricatures de Mahomet. Puis ce fut Charlie. Le blasphème retrouve ainsi la couleur rouge sang qu’il avait au Moyen Age : au pilori, à la torture - «mutilation des lèvres inférieures ou supérieures, percement de la langue ou son ablation totale» - et au bûcher succède la kalachnikov.
On a le droit d'être antifasciste, anticommuniste ou antilibéral. Pourquoi n'aurait-on pas le droit de s’opposer au christianisme, au judaïsme ou à l'islam ?
La laïcité est là pour garantir la liberté de croyance ou d'incroyance et de permettre la cohabitation des différentes religions ou idéologies. Un Etat laïque n'est ni athée ni religieux. Il protège toutes les religions, il garantit le droit de n'en avoir aucune et de les critiquer toutes. C'est une opinion que nul n'est tenu de partager mais que personne, dans un Etat laïque, n'a le droit d'interdire. Et il n'y a pas de liberté d'opinion effective sans liberté d'expression, l'Etat, pour protéger celle-là, se doit de garantir celle-ci.

Le blasphème fait partie des droits de l'homme, pas des bonnes manières ( A.Conte-Sponville)

Coup de coeur  de Joël

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 14:58

Charlotte Delbo (1913-1985) est la fille aînée d’un couple d’immigrés italiens. Elle rejoint les Jeunesses communistes en 1934, et se marie en 1936 avec Georges Dudach, un militant communiste. Mais en mars 1942 le couple est arrêté : Georges sera fusillé deux mois plus tard au mont Valérien, et, en janvier 1943, Charlotte est envoyée en Allemagne avec un convoi de déportées politiques à partir de Compiègne. Ce convoi arrive au camp d’Auschwitz : seules 49 femmes parmi les 230 que comptait le convoi en reviendront.

Aucun de nous ne reviendra est le premier volume d’une trilogie intitulée Auschwitz et après, que les éditions de Minuit ont publiée à partir de 1970.

On peut comparer ce livre à d’autres témoignages sur les camps comme par exemple Si c’est un homme de Primo Levi. La singularité du livre de Charlotte Delbo réside d’abord dans le fait que c’est le témoignage d’une femme, et d’une femme qui parle le plus souvent au nom d’un groupe, ce qui marque à la fois un esprit de solidarité et le fait que la présence de ce groupe, ou en tout cas de telle ou telle personne, chaque fois nommée par son prénom, a été une aide indispensable pour survivre. Plusieurs passages rendent compte de l’horreur de cette vie ; mais l’auteur

met souvent l’accent sur l’humain, sur ce qui peut rester de chaleur humaine au sein du groupe.

Par ailleurs, Charlotte Delbo a choisi une forme fragmentée, qui fait se succéder les

récits de différents moments vécus, de choses vues. Le choix de cette forme m’a paru très juste, car la logique d’un récit me semble moins compatible avec cette expérience qui défie la logique, la raison. Cette forme restitue aussi la difficulté à se projeter vers l’avenir, loin du moment présent. Mais Charlotte Delbo rappelle aussi qu’elle est revenue, et qu’elle a pu écrire ce livre. Elle n’est pas un historien qui évoque une réalité qu’il n’a pas vécue, elle est un témoin.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 14:53

C’est difficile de ne parler que d’un livre de Lionel Duroy. On pense à un ensemble de livres dans lesquels il revisite son histoire familiale, sans jamais se répéter, en accrochant immédiatement le lecteur.

Né en 1949 à Bizerte, journaliste et écrivain, Lionel Duroy a un vrai talent de conteur. Alors que dans la plupart de ses romans, il analyse des tensions familiales, on n’a jamais l’impression de rentrer dans une autobiographie pesante et sans intérêt. Par ailleurs il manipule l’autodérision avec virtuosité.

L’absente qui donne son titre au livre, c’est sa mère, Suzanne. Femme au bord de la crise de nerfs, orgueilleuse blessée et blessante, ainsi la percevions-nous jusqu’à présent.

Voilà que dans ce livre, Lionel Duroy lui rend hommage et dresse le portrait d’une femme sensible, lourde d’un secret qui a orienté sa vie emprunte de tristesse. Le roman délivre une sensation d’apaisement.

 

Titre : L’absente

Auteur : Lionel Duroy

Editeur : Julliard

Prix : 20€

 

Romans conseillés :

  • Chagrin
  • Colère
  • Echapper
  • L’absente

 

Dans d’autres registres :

  • L’hiver des hommes
  • Survivre avec les loups

 

Sélection de Michèle

 

 


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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 15:51

Le livre part d’un fait divers tragique : l’assassinat de deux enfants par la nourrice à laquelle ils étaient confiés. Dès le début du livre le dénouement est livré, ce n’est donc pas un triller mais plutôt une fable sur le rapport que toute une génération de jeunes parents entretient avec ses enfants. Pour mener une carrière professionnelle chronophage sans abandonner leurs enfants, ils délèguent à des nourrices le soin de s’occuper d’eux.

Passée la scène inaugurale du drame, le livre reconstitue le lent processus de transfert de l’affection des enfants vers la personne qui est présente près d’eux au quotidien, ainsi que le sentiment de dépossession du lien maternelle et les tentatives de rétablissement de celui-ci.

Le style est précis, sans affect ni sentimentalisme. L’analyse est implacable.

Un livre qui fait réfléchir longtemps après l’avoir refermé.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:50

Le chef cheyenne Little Wolf , en 1874, demande au Président des Etats-Unis, le présent de mille femmes blanches contre mille chevaux. Les femmes furent recrutées dans les prisons, les asiles de fous. Faits historiques, journal imaginaire de May Dodd, 25 ans, internée injustement fut l'une d'elles:  Cette soi-disant aliénée mentale a tenu une correspondance à l'attention de sa famille, elle rédige un journal pour ses deux enfants dont elle a été séparée. Elle narre la vie quotidienne d'une tribu cheyenne, ses coutumes, ses traditions, ses croyances, les combats entre tribus, les dérives atroces dues au whiskey, les migrations pour chasser les bisons. Portraits de femmes attachantes ayant chacune une histoire, une motivation pour avoir accepté ce pacte. C'est magnifique !

Coup de coeur de Maryse

Mille femmes blanches

Jim Fergus 

pocket 7,80 euros

traduit par Jean-Luc Piningre

EAN 9782266217460

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 09:49

Ecoute la pluie

Michèle Lesbre. Ed Sabine Wespieser – 14€

 

La narratrice est en retard, pressée d’aller prendre un train, qu’elle va sans doute louper, pour retrouver son amant. Sur le quai du métro, un vieil homme lui sourit et lui sourit encore lorsque la rame de métro arrive et qu’il saute sur la voie… Ce suicide bouleverse la narratrice qui ressort du métro hagarde, erre toute la nuit sous la pluie, s’interroge et va de souvenir en souvenir. Par ce court ouvrage d’une très belle écriture, Michèle Lesbre démontre qu’un événement extérieur peut venir tout remettre en question et faire jaillir « une pluie intérieure ». Des pages qui restent longtemps gravées en nous.

 

Sélection de Chantal - saison du Livre – Hiver 2017 - Coudun


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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 09:47

Le songe de l’astronome

Thierry Bourcy et François-Henri Soulié. Ed 10/18. 7,5€

 

Tycho Brahé, célèbre astronome danois du XVIème siècle fait encore de nos jours l’objet d’études pour connaître les raisons de sa mort, à Prague, en 1601 à la cour de Rodolphe II. Les auteurs font leurs certaines des thèses liées à la mort de Tycho Brahé pour construire ce « polar historique ». Tycho doit présenter ses dernières visions du cosmos et pour l’entendre, Rodolphe II a invité au château des célébrités de l’époque et bien sûr un inquisiteur. Peu après un somptueux dîner, Tycho est retrouvé mort dans le cabinet des curiosités (historiquement il décèdera plusieurs jours après ce dîner) et Rodolphe II décide que tous resteront au château jusqu’à ce que le capitaine Kassov ait élucidé les raisons de cette mort suspecte. Dans ce huis-clos gravitent l’astronome Kepler, le peintre Sprangler, l’alchimiste Michael Maier, ou encore l’ambassadeur du Danemark Löwenhielm, et tout en suivant l’enquête policière (et les morts qui suivront…), on prend plaisir à voir vivre ces hauts personnages du XVIème dans ce qui reste un roman sans prétention de rigueur historique mais bien plaisant à lire.

 

Sélection de Chantal - saison du Livre – Hiver 2017 - Coudun


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