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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 14:17

Dickens est né en 1812 et mourut en 1870. Il est enterré à l’abbaye de Westminster à Londres.

La plupart des romans de Dickens ont paru en 19 livraisons mensuelles (la dernière étant double) de trente deux pages, de cinquante lignes, illustrées de deux gravures et vendue 1 shilling.

Dickens n’a jamais écrit un roman d’un seul jet.

L’Ami commun parut de mai 1864 à novembre 1865. Entre temps, en juin 1865 Dickens qui revenait de France se trouva dans un train qui dérailla. Ce grave accident ferroviaire à Staplehurst entre Douvres et Londres eut un grand retentissement sur l’auteur. La voiture où se trouvait Dickens et ses amis ( dont sa maîtresse Ellen Ternan) resta accrochée en suspens au rebord du pont au-dessus d’une rivière. Dickens ne perdit pas son sang-froid et contribua à porter secours aux passagers blessés. Il y eut de nombreux morts et blessés. De plus Dickens dut  retourner dans le wagon en équilibre précaire pour reprendre les feuillets manuscrits de L’Ami Commun, en cours de publication. Il l’explique dans le Post-sriptum en guise de préface  à la fin du roman.

L’Ami commun est donc le dernier roman achevé de Dickens. C’est un roman méconnu qui n’a pas toujours été bien apprécié. L’une des appréciations les plus chaleureuses est celle d’un critique marxiste ( Arnold Kettel en 1962.)

C’est cependant un grand roman mais plus désenchanté que les premiers.

L’intrigue un peu invraisemblable est à la fois  cachée et ingénieusement décelée. Il s’agit d’une recherche policière à la suite du testament saugrenu d’un homme qui a fait fortune par le commerce des ordures. Personnages, incidents, revirements, intrigues abondent. L’humour, le comique de situation, les jeux de mots et les notes ironiques sont fréquents. Une galerie de personnages attachants, cocasses ou ignobles font le plaisir du lecteur : le taxidermiste, l’habilleuse de poupées, le pêcheur de cadavres sur la Tamise, l’instituteur assassin,  le dandy oisif, les jeunes filles amoureuses…Londres et les villages alentour forment un décor  très prenant.

Le propos de Dickens est de montrer la malfaisance de l’argent avec une description satirique de la société condamnant les grands de ce monde. Mais le dénouement heureux du roman affaiblit un peu la démonstration de l’auteur. Le thème de l’éducation et de l’enseignement qui ont toujours intéressé Dickens est également abordé, ainsi que celui de la misère sociale et l’assistance aux indigents. L’un des personnages qui m’a le p)lus émue est celui d’une vieille ouvrière qui se laisse mourir de froid et de faim afin de protéger ses petits-enfants.

 L-Ami-commun.jpg

Le Mystère d’Edwin Drood est le dernier roman conçu par Dickens qui était alors souffrant . La première livraison se fit  en avril 1870 et Dickens mourut en juin, en n’ayant mis au point que cinq livraisons. Le roman reste donc inachevé.

Edwin Drood, jeune neveu de Jasper, musicien attaché à une cathédrale d’une petite ville proche de Londres disparaît. Les soupçons se portent sur l’oncle opiomane mais celui-ci réussit à faire soupçonner un jeune orphelin venu des colonies.

Ce roman fut accueilli avec plus d’intérêt que l’Ami commun et suscita par la suite et jusqu’à maintenant des publications diverses tentant de résoudre l’énigme laissée en suspens. En 2009  Dan Simmons s’y essaya dans un roman  Drood .Ce roman très touffu est à la fois une biographie de Dickens et une intrigue policière et ésotérique utilisant les personnages de Dickens.

 

Titre : L’Ami commun - Le Mystère d’Edwin Drood

Auteur : Charles Dickens

Editeur : Bibliothèque de la Pléïade.

Prix : 60,50€



 

Sélection de Sylvette 

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Published by Graines de mots - dans Nos sélections
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